Article n°91

Cesse de fuir

Il faut que je cesse de fuir sans cesse l'inévitable moment ou tout va basculer, en bien ou en mal, mais ou tout va changer.
Je ne peux plus repousser sans cesse cette échéance terrifiante.

Je ne reconnais plus la plupart des gens qui m'entourent.

LE TEMPS PASSE, LES GENS CHANGENT

# Posté le mardi 28 octobre 2008 13:10

Tes idées futiles.

Avalé par
Tes yeux immenses
En parler comme si
C'était les miens
Noyé dans tes yeux
Leur élégance....
Voila que moi
Je baisse les miens.

D'une certaine façon, je vais mieux.
Je pourrais dire que je vais vraiment parfaitement bien que quand je suis avec ceux que j'aime
D'un certain point de vue, c'est tant mieux.
Les vacances arrivent...




J'aime les Miyazaki....
Tes idées futiles.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 19 octobre 2008 15:24

Une sensation irrépressible (que rien n'apaise)

Aujourd'hui, j'ai du chercher l'un de mes dessins de l'année dernière, glissé, dans mes souvenirs, dans mes cours de français.

J'ai du ainsi ressortir mon trieur, vous savez, celui de trente centimètre d'épaisseur et de dix kilos.
Lorsque j'ai commencé à feuilleter les cours à la recherche de ce dessin, ma gorge s'est serrée.
Ce qu'il y avait dans ce trieur n'était pas n'importe quels cours.
C'était ceux de première S1. mes yeux se posaient sur de vagues esquisses au dos des feuilles de cours, des calculs rapides dans les marges, des smileys, des maisons barrée, d'étrange carrés dans les coins de feuilles, des ratures, des écritures multicolores, des gribouillis au crayons, des dessins de mains, des pliages, des mots écrits en grands, des trace de stabylo, des répliques ultimes, des suites mathématiques, des shémas structurels, des prénoms écrits en travers des feuilles, des plans, des visages barrés, des éclaires, des feuilles déchirées, rougies de correction, des victoires au morpion contre Jordan, des paroles de poèmes, des flèches, des chiffres partout, des projets en 3D, des systèmes de combats à programmer...
Mais il y avait plus que ça. Je pense qu'il faudrait expliquer l'odeur de la colle, des stylos coulants, mais aussi le son des rires aux répliques des profs, au boulettes de Thorel, aux vannes de Vincent, les sourires de Charlotte, les vannes de Laura, la trousse de Morgane, la calculette de Jordan, les bastons des gars, Simon et Simon, les gommes lancées, mais il y avait encore plus que ça.
J'ai senti, imprégné dans le papier, au plus profond de chaque goutte d'encre, de chaque crayonné, de chaque point de colle, une chose perdue et inimitable.
J'ai ressenti, en lisant mes cours et en regardant mes dessins, l'agréable chaleur des salles de cours en hiver, j'ai ressenti les regards envieux vers l'extérieur au printemps si accueillant. J'ai ressenti l'amitié, l'amour, les larmes et les rires, j'ai ressentit, je me suis souvenu, avec plus de force que jamais, le résultat d'une année dans cette classe
Je me suis sentit alors tellement nostalgique, si intensément mélancolique que je n'ai plus les mots pour décrire le manque.
Le manque d'une année particulière, le manque de VOUS, le manque de cette ambiance, de cette joie de vivre, de venir au lycée et de travailler.
Le manque indicible de ce qui fût construit cette année-là.


UNE ANNÉE PRESQUE PARFAITE
Vous me manquez horriblement.

# Posté le mercredi 15 octobre 2008 12:09

Modifié le dimanche 21 décembre 2008 06:43

On retrouve toujours ce que l'on a perdu, paraît-il.

Un brin nostalgique, le Lorris, confortablement installé devant son PC, à se tuer les yeux devant un écran d'ordinateur qu'il déteste un peu plus chaque jour, il s'ennuie, il ne sais plus quoi faire, il attends mais ne sait plus quoi attendre. [...] ce qu'il voudrait, il ne l'aura jamais parce qu'il ne l'a jamais eu. Une partie de lui, la plus optimiste, se dit que vu qu'a chaque fois tout est plus fort, ça finira forcément bien avec la prochaine personne. Une autre partie bien moins joyeuse lui souffle perfidement à l'oreille que même si tout se passait pour le mieux au premiers abords, il y aurait forcément un empêchement à un moment. Forcément. Parce qu'un jour quelqu'un lui a dit "Lorris, je crois que tu est maudit avec les filles" et que sur l'instant cela l'avait fait sourire, dans un temps reculé et ensoleillé d'une après midi où il se sentait plus seul que jamais. Mais plus maintenant. Maintenant il se demande si c'est vraiment du hasard, à force, parce que cela tient plus de la malédiction maintenant. Pas que du reste il soit triste, du tout, au contraire, mais ce sujet l'occupe déjà trop et l'empêche de profiter de ce qui devrait être suffisant pour avoir a smile on his face.[....] tout ça parce qu'il en faut peu pour être heureux.[...] Et il appréhende cette nouvelle année, Lorris, mais une personne lui a dit "J'dis pas que celle ci serra mieux, ni moins bien, on verra mais elle sera différente c'est tout et ça c'est sur !" et il voudrait de toute ses force croire que tout sera mieux même s'il sait que ce serait difficile de faire mieux, malgré toutes les tensions et les prises de têtes aucune année n'a pu être comparable à celle-ci , mais il s'accroche a cet espoir, parce qu'il sait que la personne qui lui a dit ça ne pourrait pas se tromper, c'est impossible, parce que, et il y croit et il y pense de toute ses force et il tente d'accrocher un sourire heureux à son visage dans ces journée mornes et pluvieuses où les temps libres semblent toujours horriblement courts et les cours horriblement longs, où il supporte de moins en moins que pratiquement tout ses amis soient en couple, non seulement parce qu'il en devient malade de rage mais aussi parce qu'il se sent terriblement seul et que cette solitude lui étreint la gorge, et il s'étrangle de haine contre lui-même et ce qu'il peut reprocher aux autres, et il connait les solutions à ses problèmes, les solutions, de celles qui soignent momentanément mais jamais définitivement, des solutions qui consistent à se saouler d'internet en écoutant le dernier album de Tryo et en attendant que des personnes passionnantes viennent se connecter sur MSN... Mais la plupart des gens ne vont pas au-delà de la conversation strictement minimale, et il se sent si seul, si désespérément solitaire, pourtant entouré chaque jour de ses amis les plus cher (presque) au grand complet, mais ce n'est pas assez, ce n'est JAMAIS assez, il voudrait plus que ça, il voudrait avoir l'impression de ne pas être le seul à se soucier de savoir s'il sera possible de passer une heure sous le froid soleil de Septembre sur la pelouse avec tout ceux qu'il adore, les ex-1S1, et il ne voudrait plus y penser, ne plus penser à ce qui fut possible et ce qui ne le sera pas, plu, ou pas encore, qui sait ? Parce qu'il ne comprends pas. Parce qu'il ne veux pas croire que cela est encore possible. Parce qu'il a encore l'espoir, l'espoir que dans quelques moi la 1S1 ne sera pas plus qu'un vague souvenir heureux que les gens rangeront de côté. On ne vit pas dans le passé, mais en profitant de ce qu'il nous a apporté, et le passé lui a apporté des amis formidables qu'il veux côtoyer souvent.[...] il connais aussi une personne qui est capable de résoudre ses problèmes à moyen terme, une personne exceptionnelle dont le prénom commence par L et finit par AURE, une personne qui a toujours su être là aux moments difficile et il ne conçoit pas même la façon dont il pourrait la remercier tellement sa gratitude en est étouffante. Il voudrait ne voudrait pas que le temps s'allonge ainsi encore entre chaque semaines, toujours plus longues, alors il attend, mais il a appris à attendre, et il attends parce qu'il ne sais pas quoi faire d'autre, parce que de toute manière, il pense que pour le moment il n'y a rien de mieux à faire, aller au lycée en voyant les choses du bon côté, "Sois heureux, je te l'ordonne", et puis "On verra bien" et enfin "Il ne faut surtout pas perdre espoir", voila maintenant ses objectifs. Parce que tout va mieux quand on sait que tout va mieux aller.



En vacances de toi
Et comme l'amitié nous rattrape
Nous rattrape à chaque fois
Autant tenir quand ça dérape

# Posté le samedi 13 septembre 2008 17:55