Oulà !
"d'ailleurs ça fait longtemps que ya rien de nouveau !" Me reprochait Laure il y a quelques jours.
Comment dire ? 18 piges, un Skyblog ? C'est presque risible ? Ridicule ?
Franchement, les blogs... Combien de ces conneries d'adolescente suicido-dépressives en mal d'amour ont fleuries sur la toile ? Combien de kékés ne sachant pas aligner deux mots sans fautes d'orthographes ont rempli des articles bidons ?
Combien d'ados pré-pubères on contés leur vies sur les serveurs surchargés de Skyrock, l'un des sites les plus stupide du web français ?
Aucune idée. Mais le pire, c'est que, malgré tout ça, je pense encore régulièrement à des idées d'articles.
Il s'est passé une éternité depuis mon dernier article, et entre temps, une véritable foule d'évènements assez impressionnants se sont déroulés.
Je vois, à mes derniers articles vraiment écrit, (février ?...Mars ? Avril ??), une époque révolue, qui me semble presque inaccessiblement lointaine... Je vois qu'à cette époque, eh bien j'avais un regain d'intérêt pour Laure, que Mariane était encore avec Valentin, et qu'elle faisait partie d'un groupe de potes inconnus que je croisais parfois dans le lycée en leur disant tout juste bonjour mais en les fréquentant peu à peu de plus en plus.
Une époque de frustration. Une constante envie de sortir, de voir mes amis, qui était freinée par la "quantité énorme de travail qu'on a pour [demain]/[mercredi]/[ce week-end]*, une époque perturbée par mes relations terribles avec mes amies, et la dispersion en plein de petits îlots de ce qui avait été la VP, le groupe de potes le plus uni et le plus fêtard que j'avais jamais connu. Une époque remplie de questionnements, de doutes, de remises en questions. Une période triste, morne, très douloureuse. Parce que, en quelque mois, tout ceux que je connaissais avaient profondément changé. Parce que j'avais la sensation que pour eux, l'amitié était devenu une valeur synonyme de contrainte, de perte de temps, de douleur. Parce que j'avais l'horrible impression de voir couler jour après jour le formidable résultat d'une année extraordinaire de première. Et que personne ne voulait se lever. Et que personne ne voulait réagir. Que tout le monde préférait cette dislocation plutôt que d'essayer de réparer les dégâts.
Parce que ce n'était pas qu'une impression.
Parce que cette année, ça ne sera pas les mêmes personnes au camping de Charlotte.
Parce que cela fait une éternité que je n'ai pas parlé sérieusement avec Marine. Parce que Maxime devient petit à petit "un type que je croise de temps à autre". Parce que Hugo est à la fois mon voisin, mon cousin-demi-frère et ami d'enfance, et que pourtant nous ne nous voyons jamais.
Parce que Marie ne parle plus en soirée, que nous ne voyons plus Clémence en soirée, que Joe n'est plus un trappeur, que David n'est plus Ron, Parce que Charlotte a eu 17 au bac.
Parce que plus rien ne redeviendra comme avant, et que vous le savez pertinemment.
Mais... Mais il y a eu d'autre évènements. A cause de tout ça, parce que je ne voyais aucun fruit à mes efforts, je me suis rapproché d'un autre groupe de gens. l'envers du décors. La VP au plus fort de son époque, mais sous un autre point de vue. une autre façon de vivre, de chouiller, de sortir. Je ne pourrais pas vraiment décrire les différences, elles sont à la fois subtiles et évidentes, mais je ne trouve pas les mots... et j'ai ressuscité. C'est le mot exact : j'ai eu l'impression de revivre. Parce qu'ils avaient cette énergie, cette joie de vivre, de se voir, de faire la fête, qui était parmi tout mes amis lorsque j'avais 16 ans... Et non, je ne regrette pas ma réaction. Si je me sentais parfois coupable, je n'avais aucun regret. Car j'avais toujours essayé de les faire réagir, mais que l'inertie était trop forte.
Mariane, Valériane, Benjamin, Sylvère, Alexis, Mathilde, Caroline, puis Adèle et Hanna, Hugo, [Valentin], et tout ces gens là**....
Ils m'ont sauvé la vie, le moral.
Et ainsi, les choses ont Changé.
Mariane. Je ne vois pas ce que je pourrais dire à son propos. Mariane, c'est tout. Trop de choses, trop de bons souvenirs, trop de bons moments à décrire. Ai-je simplement le besoin de les décrire ? Je pense que non.
Je voudrais que chacun comprenne que quoiqu'on en dise, je suis heureux que mes relations avec elle soient comme elles le sont. Ça aurait pu être mieux, mais ça aurait surtout pu être très largement pire. Voilà, fin du débat.
J'ai voulu procéder à cette réunion des deux groupes si différents, et ce fut mon anniversaire, le 26 juin 2009.
Un excellent ami m'a dit pas plus tard qu'une semaine "j'ai l'impression que à chaque fois qu'il y a une soirée chez toi, il y a un "avant" et un "après", et qu'elles ont des conséquences à très long terme"
Mon anniversaire a en effet été tout à fait dans cette catégorie de soirée. J'crois pas avoir besoin de trop m'étendre sur le sujet non plus !
Et puis maintenant, me voilà déménagé à Yvetot, avec des parents séparés...
Tant de changements... Trop de changements ? Non. Des changements, un point, c'est tout. Un renouveau. Les choses ont changé. En mieux ? En moins Bien ? Les deux je pense, mais surtout en mieux par rapport à Janvier dernier...
Merci à tous...
*rayez la mention inutile
** Marou/Pitch, Valou[e], Bânji, Sysy, Xixi, Mathilde, Caro, Did, N'ane, Huggies, Deg, voilà qui les décrit mieux.